IVG : le syndrome post-IVG

Syndrome post-IVG

Syndrome post IVG

IVG : le syndrome post-IVG (ou syndrome post-avortement « SPA »)

Un syndrome qui peut apparaître après une IVG chirurgicale ou une IVG médicamenteuse.

 

Le syndrome post-IVG

Même s’il s’agit d’un choix, les éventuelles conséquences psychologiques d’une IVG sont parfois sous-estimées. Alors que la majorité des femmes déclarent qu’elles auraient poursuivi leur grossesse si les circonstances avaient été différentes, un syndrome post-IVG mal identifié peut plonger certaines femmes dans un état émotionnel contradictoire.

Quels sont les symptômes du syndrome post-IVG ?

La plupart des femmes qui choisissent l’IVG se retrouvent, outre les changements hormonaux, face à une expérience psychologique qui peut entraîner des symptômes plus ou moins intenses et durables : un sentiment de culpabilité et de mal-être ; de perte ou de vide ; l’impression de ne pas être comprise par son entourage ; une perte d’estime de soi, un isolement, un repli sur soi ; une perte du désir sexuel ; une irritabilité ou une colère ; une anxiété avec parfois des troubles du sommeil (insomnie, cauchemars) ou des troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie).
A noter également que le syndrome post-IVG peut être déclenché par un événement marquant comme un deuil ou une nouvelle grossesse.
Enfin, le syndrome post-IVG peut se manifester plus ou moins longtemps après une IVG, rendant son diagnostic d’autant plus difficile.

Comment expliquer le syndrome post-IVG ?

Toute grossesse engendre un processus de vie chez la mère. La femme qui choisit l’IVG, en mettant un terme à une maternité possible, sera amenée malgré elle à justifier cet acte en mettant de côté la dimension émotionnelle.
Pourtant, quel que soit le contexte qui a amené ce choix de l’IVG, le sentiment de culpabilité est naturel, et est plus ou moins important chez chaque femme. Ce sentiment sain ne doit pas être refoulé car il fait partie du processus de deuil qui manque souvent et peut engendrer des troubles psychologiques sur le long terme.

Comment surmonter le syndrome post-IVG ?

La prise de conscience d’une souffrance est d’abord nécessaire. Ensuite, il s’agit de permettre à la femme d’accepter de revisiter et d’assumer son acte, si besoin avec l’aide d’un professionnel.
Parler de ce que l’on ressent aide à ne pas banaliser et à faire un travail de deuil nécessaire pour poursuivre sa vie sans oublier mais en évitant d’être hantée au quotidien.

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