L’IVG : Aussi une histoire d’hommes !

Hommes concernés par l'IVG220 000 hommes concernés par L’IVG en France chaque année !
« Si 220 000 IVG sont pratiquées en France tous les ans, c’est que 220 000 hommes sont concernés aussi.»
C’est assez logique! Or leurs motivations dans la décision d’avorter sont différentes de celles des femmes.
Une enquête pratiquée par l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (ANCIC) en 2010, indiquait que, sur 150 hommes âgés de 29 ans en moyenne et sans enfants, c’est en général, le « désir d’accueillir un enfant dans les meilleures conditions » qui motive pour eux l’IVG.

Pourquoi envisagent-ils l’IVG ?

Que mettent-ils derrière cette notion de « meilleures conditions » ? D’abord une situation matérielle et financière confortable et stable (pour 38%) et l’installation dans une relation de couple durable ayant le projet d’enfant (36%).

L’IVG pour l’homme : Anodin ou pas ?

Mais pour tous ces hommes, l’avortement est « rarement vécu comme anodin » et seulement 4% se disent « indifférents ». Ils parlent des « cicatrices » laissées par l’IVG, de « l’incompréhension, des malentendus, voire des ruptures dans le couple » que cet avortement engendre parfois.
Les hommes se sentent en « situation d’isolement », 4 sur 10 se disent « en demande d’écoute ». Il est vrai qu’aucun espace n’est prévu pour eux et que l’image sociale de la virilité voudrait qu’ils ne s’épanchent pas spontanément sur « leurs affects » et « leur intimité ». Ils sont alors nombreux à se livrer anonymement sur Internet et écrivent « avoir énormément souffert », expriment leur « désarroi » et leur « douleur », leur culpabilité, leur tristesse, leur espoir d’arriver « à tourner la page ».

Un homme parle de l’IVG : Pierre qui nous a contactés raconte :

« Je ne veux pas « la casser », un enfant c’est bien pour elle. Mais je n’en veux pas, j’ai ma vie à faire, et je ne suis « pas sûr » de rester avec elle. Je sens bien qu’elle a envie de le garder, c’est une si bonne nouvelle pour elle. Mais je pense à l’enfant, à elle aussi et je ne sais pas si j’ai le droit de la pousser à avorter.».

Pierre nous dit que s’il part maintenant il se sentira coupable.
De plus en plus d’hommes, comme Pierre, nous appellent et osent livrer leurs hésitations, leur sentiment de culpabilité, leur questionnement.

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