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L’avortement est-il un acte banal ?

18 Juin, 21 | Réfléchir et choisir

L’avortement ou interruption volontaire de grossesse (IVG) est devenu un acte médical.

Il n’y a pas si longtemps, ce geste était passible de sanction pénale. Depuis sa dépénalisation par le droit français (1975), on assiste à une banalisation de cet acte. Un acte qui n’est pourtant pas toujours sans conséquence sur la santé physique et psychologique de la femme, voire sur l’intégrité du couple lui-même.

Manon a fait un test de grossesse, une prise de sang et sait depuis 24h qu’elle est enceinte de 6SA (semaines d’aménorrhée) : « J’ai rendez-vous la semaine prochaine pour en parler avec la gynécologue de l’hôpital. Je ne pensais pas me retrouver dans cette situation. Je me sens bien, mais c’est trop tôt dans notre relation, on se connait à peine. Et pourtant, je redoute l’IVG. Je serais dévastée ». Un sentiment fréquent face à un acte qui n’a rien de naturel. Car dans l’absolu, qui souhaite avoir recours à l’avortement pour interrompre une grossesse ? Gare à ceux qui au nom du progrès, de la raison, ou d’une vague notion de la solidarité réduisent l’IVG à un soin médical comme un autre.

L’exception de l’avortement

Un acte réalisé par le corps médical, certes. Cependant « En présentant l’IVG comme un droit fondamental et le refus des médecins comme une violation de ce droit, on inverse complétement la logique » dénonce un juriste reconnu, « c’est la clause de conscience qui est un droit, et l’avortement l’exception, un acte qui a simplement été dépénalisé et ne devait pas être banalisé ».

De fait, cela ne devrait-il pas rester une exception dans la vie sexuelle d’une femme du XXIème siècle ? En banalisant complétement ce geste (suppression de la période de réflexion, des délais légaux pour pratiquer une IVG, etc..), est-ce qu’on défend les intérêts de la femme ? de l’enfant à naître ? de la société civile ?

En banalisant l’avortement, on nie la liberté de la femme

Pourquoi ignorer aujourd’hui le dilemme dans lequel se trouvent nombre de femmes confrontées à une grossesse imprévue. « J’ai un choix à faire. J’ai besoin d’être éclairée » confie Julia. « Est-ce qu’on écoute le cœur, ou est-ce qu’on écoute le corps ? » demande Sophie. Pour autant, la femme qui s’interroge attend-t-elle nécessairement une solution« toute faite » qui ne lui laisse aucune liberté de manœuvre ? Parce que l’avortement ne peut être réduit à une simple question médicale banale. Parce que chaque situation personnelle ou familiale est unique, une écoute inconditionnelle et une attitude bienveillante peut favoriser l’accès de la femme en détresse à son être profond, et permettre « le pas de confiance » qui ouvre l’horizon.

 

 

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Écoute IVG s’adresse aussi à toute personne qui se sent concernée par un avortement futur ou passé (compagnons, proches).

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