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Vivre un avortement n’est pas anodin. Et même après une décision réfléchie – même si vous l’avez décidé – il se peut que vous ressentiez une certaine tristesse voire une culpabilité après l’intervention. Pour de nombreuses femmes, se remettre d’une IVG chirurgicale ou médicamenteuse est un long chemin de reconstruction.
Dans les jours qui suivent un avortement médicamenteux ou l’Interruption Volontaire de Grossesse par aspiration, les premiers effets secondaires peuvent se faire sentir. La fatigue, les vertiges et les nausées sont particulièrement répandus. Vous pouvez également avoir des saignements vaginaux plus ou moins abondants, des diarrhées, des douleurs au dos ou au ventre… Pour les apaiser, le médecin prescrit habituellement des antalgiques. Dans les deux à trois semaines qui suivent l’IVG chirurgicale, un contrôle médical est indispensable pour vérifier qu’il n’y a aucune complication. Si quelque chose ne vous paraît pas normal, suspect et vous inquiète, prenez rendez-vous avec le médecin ou le chirurgien qui vous a suivi.
Après un avortement, certaines femmes peuvent se sentir libérées et apaisées. D’autres, au contraire, vivent plus ou moins bien cette période. Certains spécialistes parlent de syndrome post-IVG. Les hormones reviennent à leur état normal, ce qui peut entraîner un sentiment de tristesse, voire un état dépressif.
Si l’on vous a forcé à avorter, vous pouvez ressentir de la colère, un fort sentiment d’injustice ou de la culpabilité. Peut-être également que vous n’étiez pas tout à fait sûre de votre décision et que vous regrettez. Vous avez peur de ne plus pouvoir retomber enceinte et régulièrement vous vous demandez ce qui se serait passé si vous aviez décidé de ne pas avorter.
La vie après l’avortement peut être différente. Il se peut que vous vous sentiez seule. Votre entourage et votre famille vous semblent peu sensibles à ce qui vous arrive : « avorter, c’est tellement fréquent et tellement simple aujourd’hui !», vous répète-t-on. Parfois, vous vous sentez presque coupable d’être triste alors que vous pensiez au contraire vous libérer et que vous devriez vous sentir joyeuse. Vous êtes dans une sorte de confusion et vous peinez à reprendre “une vie normale”.
Il arrive également qu’un avortement bouleverse le couple. Votre compagnon ou votre époux vous écoute, mais vous sentez bien qu’il n’a pas vécu ce traumatisme dans sa chair. Votre sentiment de solitude en est renforcé. Le dialogue entre vous est devenu compliqué. Vous avez du mal à partager votre chagrin. Peut-être que vous vous rendez compte que vous auriez aimé qu’il souhaite garder le bébé… et vous lui en voulez.
Quelle que soit votre situation, il est important d’être accompagnée et soutenue. Ne restez pas seule. Vous allez certainement devoir faire un travail sur vous-même pour vous relever et repartir dans la vie.
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